Parce que les vrais endroits ne sont pas sur les cartes, parce que les ordres charrient du désordre, parce que la mort se compte par décombres, parce que des morts disparaissent sans nom, parce que les noms sont par trop souvent ceux des autres, Jérémie Mocquard et Claude Favre déplacent les lignes, avec leurs doutes, leurs voix, leurs sons, leurs silences, questionnent les images et leurs résonances, pour dire ce qui est, aujourd'hui, ici et maintenant, qui est un ailleurs pour les hommes errants, pour ceux qui vont sur les étranges terres où d'autres hommes étrangement ferment leurs portes, fondent œillères, quand l'hospitalité a une histoire, quand il faut regarder en face, pour que le monde n'aille pas, ainsi que le disait Marguerite Duras, à sa perte. Parce que le monde est un asile de fous, parce que c'est toujours aujourd'hui, qu'il y aura des routes, il y aura des trains, des silences, il y aura des rêves, et même les rêves brûlent|. Formes hybrides pour plus de questions que de réponses.